Je ne suis clairement pas d'origine bretonne : je suis belge et je ne vis en Bretagne "historique" que depuis 6 ans. Mon épouse est quant à elle d'origine picarde. Rien de breton dans nos veines, donc : nous sommes arrivés ici en suivant les méandres de la vie. Nous avons pourtant fait le choix d'inscrire nos enfants à Diwan et nous sommes jusqu'à nouvel ordre totalement satisfaits de ce choix.


Trois motivations principales nous ont amené à le faire :


- La survie des cultures régionales : A l'heure de la mondialisation et de l'uniformisation des cultures, je considère la disparition des particularités régionales comme un appauvrissement culturel inquiétant. Or, les cultures sont intimement liées aux langues qui les véhiculent. La sauvegarde de ces dernières me semble donc primordiale. Je vis en Bretagne, j'apporte ma petite pierre à l'édifice, par l'intermédiaire de mes fils, en tentant de participer à la sauvegarde de la langue locale. Je ferais pareil si je vivais ailleurs.
- Le bilinguisme : Ayant passé la majeure partie de ma vie dans un pays bilingue, j'ai pu en mesurer les apports indéniables : l'ouverture à une autre culture, forcément et toujours enrichissante, et l'intérêt en terme de "connexion des neurones" du fait de côtoyer au quotidien une autre langue dès le plus jeune âge. Vivant maintenant dans un pays qui ne connaît pas le bilinguisme, je peux vous assurer que je suis plus que jamais convaincu par ce dernier point. Je travaille pour ma part en milieu scolaire "républicain normal" et je ne peux que constater l'effrayante faiblesse du niveau des élèves de collège en langues étrangères (entre autres). A l'heure de la mondialisation, puisqu'il faut bien vivre avec, la France se met en mauvaise posture à ce niveau, et cet aspect linguistique n'en est jamais qu'un aspect tangible.
- Les petits effectifs : l'intérêt éducatif des petits effectifs et des niveaux mélangés qui ne peuvent être que profitables à la prise en charge individuelle et personnalisée des enfants. Ceci est à mettre en opposition avec la tendance actuelle de l'enseignement conventionnel à supprimer ou réduire les prises en charges personnalisées : suppression des RASED, des AVSCo, réduction du nombre de classes et donc augmentation du nombre d'élèves par classe, etc...


Je rajoute à ces points fondamentaux l'aspect social d'une école associative où chacun est responsabilisé et impliqué pour faire vivre l'école. Je mets également ce point en opposition avec l'école publique, que je connais bien pour y travailler, je le répète, que bon nombre de parents considèrent comme un self-service où tout est dû.